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4 solutions pour préserver la qualité de l’eau et la biodiversité dans les ports

27.03.2017

Leviers de développement économique, mais aussi lieux de vie, les ports constituent un facteur d’attractivité important des territoires. Leur développement doit s’accompagner de mesures spécifiques pour préserver les milieux naturels dans lesquels ils s’inscrivent. Rejets de macro-déchets, des eaux usées issues des bateaux ou encore d’hydrocarbures… les pollutions susceptibles d’affecter les milieux aquatiques des zones portuaires sont multiples.
Zoom sur quatre innovations pour préserver la qualité de l’eau et protéger la biodiversité dans les ports.

Crédit : PictureReflex

Un drone aquatique qui surveille et nettoie les eaux portuaires

Les autorités du port de Rotterdam, l’un des plus grands ports au monde, ont mis en place une solution insolite pour lutter contre les macro-déchets : le Waste Shark. Développé par la société RanMarineTechnology, ce drone marin peut aspirer jusqu’à 500 kilos de déchets. De la taille d’une petite voiture, il est doté d’une « bouche » en forme d’ouverture située 35 cm sous le niveau de l’eau. En plus de collecter les déchets, Waste Shark recueille des données sur la qualité de l’eau, la météo et la profondeur des eaux portuaires, ensuite transmises aux autorités. Quatre « Waste Shark» ont ainsi été testés pendant 6 mois dans le port de Rotterdam dans le cadre d’un projet pilote.



Un collecteur de macro-déchets flottants

Seabin est une poubelle automatisée qui collecte les déchets flottants et les hydrocarbures présents dans les ports et les marinas. Conçue par deux passionnés de surf, Andrew Turton and Pete Ceglinski, elle fonctionne à l’aide d’une pompe qui aspire les déchets flottants dans un sac conçu à partir de fibres naturelles. Avec son partenaire industriel Poralu Marine, Seabin Project étudie la possibilité de fabriquer ses « poubelles de mer » à partir de plastique recyclé, avec pour objectif à terme de les construire à partir des déchets plastiques qu’elles auront-elles-mêmes collectés.



Le génie écologique au service de la restauration des milieux portuaires

A Marseille, deux projets innovants de génie écologique ont été mis en œuvre pour enrichir la qualité environnementale des zones portuaires.

Le projet Bionurse, développé par la Métropole et SUEZ vise à dynamiser la biodiversité marine au sein du port de plaisance de la Pointe Rouge. Les ports ont pris la place des petits fonds côtiers, et n’offrent pas les abris nécessaires aux jeunes poissons particulièrement vulnérables aux prédateurs. Face à ce constat, le projet Bionurse a consisté à développer dans le port de la Pointe Rouge des nurseries pour ces juvéniles, par le biais d’habitats artificiels imitant les herbiers de posidonies. Les juvéniles peuvent ainsi s’abriter et se développer jusqu’à atteindre leur taille adulte et rejoindre le large pour se reproduire. Cette expérimentation, qui s’étend sur 65 mètres, fait l’objet d’un suivi scientifique par comptage vidéo.

Un second projet a été déployé avec le Grand Port Maritime de Marseille et l’Agence de l’eau Rhône Corse Méditerranée pour réintroduire la cystoseire, une algue brune endémique de la Méditerranée, au sein du port. Ce projet, appelé Re-Cyst, a pour objectif plus global de restaurer la flore marine impactée par les activités humaines. La cystoseire est en effet une espèce fragile, dont le développement permet de recréer un habitat pour la faune et la flore et de reconstituer des ressources en nourriture pour de nombreuses espèces. Il s’agit par ailleurs d’un indicateur du bon état écologique des petits fonds côtiers. Le projet, qui a fait l’objet d’un suivi scientifique sur trois ans, a été étendu à la restauration en milieu naturel au sein du Parc National des Calanques.





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