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Concevoir des zones de rejet végétalisées « nouvelle génération », grâce au Projet ZHART

02.02.2017

Les zones de rejet végétalisées (ZRV) visent à renforcer l’épuration de l’eau en sortie de station d’épuration, grâce aux mécanismes physico-chimiques et écologiques des écosystèmes aquatiques. Comment renforcer leur performance épuratoire? Quels procédés mettre en œuvre pour agir sur l’élimination des micropolluants ? Ce sont sur ces questions et bien d’autres qu’a porté le projet de recherche ZHART lancé en 2012 par SUEZ en collaboration avec différents acteurs publics et privés.
Bilan de cette étude, achevée en 2016, avec Ywann Penru, Chef de projet au sein du pôle Wastewater Treatment and Recovery au CIRSEE et pilote du projet ZHART.




Pouvez-vous nous expliquer en quoi a consisté le projet ZHART ?

Ywann Penru : Dans un premier temps, il s’agissait de réaliser une étude sur le fonctionnement hydraulique, épuratoire et écologique des ZRV existantes afin de définir leurs particularités en fonction de leur taille, forme, conception et performance. En effet, les résultats ne sont pas les mêmes selon qu’il s’agisse d’une mare de 10 m2 ou d’une zone de 3 hectares.
Une fois ces informations recueillies, nous avons pu étoffer nos connaissances et tirer certaines conclusions nous permettant d’établir quel type de zone choisir en fonction des objectifs fixés, qu’ils soient pédagogiques et/ou environnementaux. En parallèle de cette analyse de l’existant, le projet ZHART s’est concentré sur les performances épuratoires de cinq ZRV pour mener des travaux spécifiques sur le traitement des polluants émergents. Grâce à ce travail, nous sommes aujourd’hui en mesure de proposer des ZRV garantissant le traitement de micropolluants : une première en France !


Comment le projet a-t-il été mené ?

Y.P. : Le projet ZHART est issu d’un projet collaboratif. Il a bénéficié à ce titre de l’expertise de nombreux partenaires : les PME RIVE et Nymphea, l’UMR CITERES (Centre Interdisciplinaire CItés, TERritoires, Environnement, Sociétés) de l’Université de Tours et l’unité Biodiagnostic du LERES (Laboratoire d’Etude et de Recherche en Environnement et Santé) de l’Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique (EHESP). Ensemble, nous avons développé un concept innovant de ZRV, apportant une réponse aux possibles évolutions réglementaires et aux besoins écologiques, qui garantit l’élimination de micropolluants tout en intégrant les aspects biodiversité et socio-territoriaux. Une méthodologie a ainsi été réalisée dans le cadre du projet, qui propose de définir les besoins en fonction du territoire, et d’apporter une réponse adéquate en concertation avec l’ensemble des parties prenantes (usagers, élus, associations…) pour en assurer le succès.


Comment voyez-vous l’avenir pour ces nouvelles ZRV ?

Y.P. : Prometteur ! Ce nouveau concept de ZRV constitue une solution innovante qui s’adresse à des collectivités engagées pour la préservation des milieux naturels et dans la lutte contre les micropolluants des eaux urbaines. Des évolutions sont également en projet, comme un pilotage SMART, ce qui permettra une gestion optimisée de ces ZRV.

Crédit : SUEZ





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