open_resource : idées, points de vue
et solutions des acteurs de la révolution de la ressource



← Retour Enjeux  

Découvrez et participez à l’appel à projets Agir pour la Ressource en Eau de SUEZ (2/5)

16.11.2015

L’appel à projets du Programme Agir pour la Ressource en Eau, lancé le 10 septembre 2015, invite associations, chercheurs, entrepreneurs, ou encore particuliers, à présenter initiatives et solutions innovantes en matière de préservation de la ressource; les lauréats bénéficieront d’une dotation financière et de l’accompagnement des experts de SUEZ. Cinq enjeux-clés ont été identifiés, dans le cadre desquels doivent s’inscrire les projets proposés. Cet article, deuxième d’une série de cinq, explore le 2e enjeu : favoriser le bon état écologique des masses d’eau afin de mieux préserver l’environnement et la biodiversité.


Crédit: SUEZ


Avec la Directive cadre sur l’eau (DCE) adoptée en 2000, l’Union européenne a fixé à ses États membres d’ambitieux objectifs en matière de préservation des ressources en eau. Cette directive vise, pour les eaux de surface, un bon état chimique et un bon état écologique, et pour les eaux souterraines, un bon état chimique et un bon état quantitatif.
Garantir le bon état écologique de l’eau, c’est en effet assurer le bon fonctionnement des processus écologiques et des écosystèmes aquatiques.

Un des principaux leviers pour atteindre ce bon état reste la réduction à la source des externalités négatives de l’activité humaine sur les milieux aquatiques : diminution des pollutions des milieux, gestion raisonnée des prélèvements, strict contrôle des rejets d’eaux usées … Les pollutions au phosphore et à l’azote peuvent par exemple mener à un phénomène d’eutrophisation : la prolifération de végétaux qui saturent un milieu aquatique, l’appauvrissent et empêchent ainsi son autoépuration (sa capacité à transformer de lui-même des substances, souvent organiques, via différents processus). Ce dérèglement du milieu impacte sa faune et sa flore : rupture de la continuité écologique pour les cours d’eau, fragilisation des cycles de reproduction de certaines espèces, etc. Prévenir ces pollutions est ainsi un enjeu clé pour la préservation des ressources en eau et de la biodiversité qu’elles abritent.
Des actions proactives peuvent également être mises en oeuvre pour encourager le développement de la biodiversité. La conservation, la protection, voire la création de zones humides (marais, étangs, mangroves, lagunes, etc) est l’une d’entre elles. Les zones humides constituent en effet un berceau de la diversité biologique et fournissent l’eau et la productivité primaire dont un nombre incalculable d’espèces de plantes et d’animaux (oiseaux, mammifères, reptiles, amphibiens, poissons et invertébrés) dépendent pour leur survie. 169 pays signataires de la convention Ramsar se sont engagés à œuvrer à leur préservation. De nouvelles zones humides artificielles peuvent aussi être créées, à l’instar de celle conçue par SUEZ en Languedoc-Roussillon (France) : la Zone Libellule. Cette zone humide artificielle située en aval d’une station d’épuration a notamment pour objectif de faciliter l’élimination des micropolluants résiduels des eaux usées avant leur rejet dans la nature, grâce aux capacités épuratoires des plantes qui la composent.

Schéma de la Zone Libellule – Crédit: SUEZ


Des actions correctives plus ponctuelles peuvent être effectuées, comme des opérations de faucardage. Ainsi à Olivet (France), des algues invasives ont obstrué la rivière du Loiret, mettant en danger la faune et la flore locale. Le faucardage régulier de ces algues permet à la rivière de retrouver son équilibre.


Crédit: SUEZ


Qualité des eaux et développement de la biodiversité constituent ainsi deux enjeux étroitement interdépendants, au cœur de l’appel à projets Agir pour la Ressource en Eau.
Il est ouvert jusqu’au 31 décembre 2015.

Retrouvez toutes les informations sur le sujet en vidéo :


Crédit: SUEZ


Vous pouvez télécharger ici le règlement de l’appel à projets, et ici le dossier de candidature.
La sélection finale et l’annonce du/des lauréats interviendront en mars 2016. La dotation globale annuelle de l’appel à projets est de 100 000 euros.
Le jury, co-présidé par Bertrand Camus, Directeur général de l’activité eau en France de SUEZ, et Serge Lepeltier, Président de l’Académie de l’Eau et ancien Ministre de l’Écologie et du Développement durable, réunira des représentants institutionnels, universitaires et associatifs, ainsi que des personnalités internes de l’entreprise.

Pour toute question, contactez : programme.agir@lyonnaise-des-eaux.fr





Vous aimerez aussi