open_resource : idées, points de vue
et solutions des acteurs de la révolution de la ressource



← Retour Enjeux  

Des sculptures environnementales éphémères

30.11.2015

Voilà déjà vingt ans que Martin Hill et Philippa Jones utilisent des matériaux écologiques trouvés dans la nature pour créer des sculptures environnementales éphémères, réabsorbées par l’environnement une fois photographiées par Hill. Dans le premier numéro d’open_resource magazine, SUEZ a souhaité mettre en avant ces oeuvres, métaphores des cycles de la nature. Elles ont été conçues pour nous interpeller sur l’impact que notre manière de vivre peut avoir sur l’environnement. Martin Hill nous décrit ici leur démarche artistique.


Stone Circle – Crédit: Martin Hill & Philippa Jones – martin-hill.com

« Chaque chose finit toujours par en nourrir une autre. C’est l’idée qui sous-tend notre démarche artistique mais aussi le principe qui régit l’économie circulaire et les cycles de la nature. Nous vivons en Nouvelle-Zélande, mais nous parcourons le monde afin de créer et d’exposer nos œuvres, dans l’espoir de restaurer un lien profond entre le spectateur et la nature, lien que nous tendons à perdre dans la culture moderne.

La gestion des changements climatiques et de la fragilité écologique est l’un des enjeux majeurs de notre époque. Elle pose des questions qui concernent chacun de nous. Nous avons choisi l’art comme moyen de communication pour encourager les gens à adopter une compréhension écologique de notre rapport à la nature.


Crédit: Martin Hill & Philippa Jones – martin-hill.com/

Il y a plus de vingt ans, lorsque je dirigeais ma société de design, je me suis rendu compte que nos problèmes allaient bien au-delà du simple aspect environnemental : ces problèmes viennent de la conception même de nos systèmes. Et nous les créons nous-mêmes.

Le message que nous voulons faire passer est le suivant : les flux de ressources de l’écologie industrielle doivent être calqués sur le fonctionnement cyclique de la nature pour nous garantir un avenir durable. En d’autres termes, les systèmes humains doivent être repensés dans un souci de compatibilité avec les systèmes naturels.

En premier lieu, nous nous inspirons de la nature elle-même : de son équilibre dynamique, de son harmonie. En deux mots, de son caractère fondamental. Le cercle est un motif dominant de nos sculptures, car il symbolise l’esprit cyclique de la nature. Lorsque nous travaillons, que nous planifions, créons et immortalisons ces sculptures, nous nous rendons dans des lieux que nous aimons, auxquels nous nous sentons liés. En tant qu’alpinistes, nous rencontrons souvent des espaces sauvages, ce qui nous permet de mieux appréhender la fragilité et la puissance de la nature. Notre but est d’inciter les gens à prendre conscience de cet état de fait et à trouver des solutions à la crise que nous traversons. »

Pour en savoir plus sur leur travail, visitez : http://martin-hill.com/

Retrouvez cet article dans le premier numéro d’open_resource magazine: « Comment changer de climat ? »





Vous aimerez aussi