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Le SUEZ Collaborative Tour : vers des partenariats innovants entre des entrepreneurs et SUEZ pour répondre aux défis des territoires

09.01.2017

En 2016, SUEZ lançait le SUEZ Collaborative Tour : des rencontres originales entre entrepreneurs sociaux et environnementaux, acteurs locaux et collaborateurs de SUEZ, en vue de construire des partenariats innovants au service du développement durable des territoires.
Rencontre avec Pascale Guiffant, Directrice adjointe du Développement Durable de SUEZ, qui en détaille les objectifs et les modalités.




Bonjour Pascale, pouvez-vous nous présenter votre rôle, votre métier au sein de SUEZ ?
Pascale Guiffant : Ma mission au sein de SUEZ, c’est d’être un aiguillon pour renforcer l’intégration au sein des offres commerciales du Groupe des dimensions liées à l’impact environnemental et social de nos activités.

Au sein de la Direction du Développement Durable, nous disposons de plusieurs leviers pour cela :
– la politique Développement Durable du Groupe, avec une Feuille de Route pluriannuelle, qui est aujourd’hui en cours de révision pour couvrir la période 2017-2021 ;
– nous accompagnons également nos collaborateurs dans l’intégration des enjeux de développement durable à leurs réponses aux appels d’offres, que ce soit auprès des clients industriels ou des clients municipaux ;
– enfin, nous animons le dialogue avec nos parties prenantes, et le transformons en opportunités de partenariats pour faire avancer l’impact environnemental et social de nos activités.

C’est dans ce cadre que nous avons développé le SUEZ Collaborative Tour qui a pour objectif de construire, au niveau local, des partenariats innovants entre nos équipes et les entrepreneurs sociaux et environnementaux.


Concrètement, le SUEZ Collaborative Tour, qu’est-ce que c’est et comment l’organisez-vous ?
PG : Le SUEZ Collaborative Tour, c’est un évènement qui se déroule sur une demi-journée et sur un territoire bien spécifique. Le premier s’est tenu en France, dans le Val-de-Marne. L’objectif est d’identifier des acteurs locaux qui vont pouvoir contribuer à la résolution des défis environnementaux et sociaux du territoire.

En amont de cette demi-journée, nous conduisons une analyse des grands enjeux sociaux et environnementaux du territoire en question.
Une fois ces enjeux identifiés, nous les croisons avec les enjeux commerciaux, et l’impact de SUEZ sur ce territoire, afin de pouvoir sourcer des entrepreneurs locaux qui participent à la résolution de ces enjeux communs.
Dans le Val-de-Marne par exemple, nous avions préalablement identifié cinq entrepreneurs.

Nous travaillons ensuite pendant une demi-journée avec eux :
– la 1ère partie de cette demi-journée est consacrée à une session de pitchs : ce qui est original, c’est que nous faisons pitcher à la fois ces entrepreneurs, et des responsables de SUEZ sur le territoire ;
– la 2e partie, c’est un travail en ateliers, au cours desquels nous mettons en œuvre nos compétences en termes de créativité, de design thinking… pour travailler avec chacun des entrepreneurs sur les partenariats possibles à développer. Nous réunissons pour cela autour de la table des collaborateurs de SUEZ (des commerciaux, des opérationnels, des gens qui portent l’innovation sur le territoire..), l’entrepreneur et des parties-prenantes du territoire (des chambres de commerce, des agences de développement, voire même des représentants de services techniques).

L’objectif ? Susciter de l’intelligence collective, mais aussi pouvoir évoquer des pistes de collaboration concrètes. Par exemple sur le territoire du Val-de-Marne, suite à la demi-journée, trois entrepreneurs ont signé des partenariats avec SUEZ, les deux autres sont en discussion.


Au cours de cette session, quels types d’enjeux, de problématiques avez-vous traités ?
PG : Nous couvrons des sujets assez larges. Nous avons par exemple travaillé sur l’éco-conception, le compostage ou encore l’utilisation de la 3D.
Notre objectif est de sourcer des entrepreneurs qui innovent, qui portent un impact environnemental et social important, et dont l’activité est particulièrement pertinente au regard des enjeux de nos clients.


Quel est le bénéfice pour ces entrepreneurs de prendre part au SUEZ Collaborative Tour ?
PG : Les bénéfices sont multiples :
– leur apporter de la visibilité à la fois sur leur territoire mais aussi au-delà, auprès d’experts de SUEZ, de clients potentiels (élus ou industriels), de réseaux d’entrepreneurs ou encore de partenaires du territoire ;
– échanger sur leurs besoins pour envisager un changement d’échelle efficace ;
– identifier ensemble des points de convergence et initier la co-construction d’offres innovantes ;
– enfin, nouer des partenariats économiques et développer leur chiffre d’affaires.

Quelles sont les prochaines étapes ?
PG : Plusieurs dates sont prévues en 2017: dans les Hauts-de-Seine, à Lyon, à Bordeaux, à La Réunion, à Nantes et à Rennes. Nous souhaitons également le développer à l’international, notamment en Belgique et en Espagne.


Quelle est la place et le rôle de la collaboration avec les entrepreneurs sociaux et environnementaux pour un groupe tel que SUEZ ?
PG : Aujourd’hui, les métiers du Groupe, et en particulier la gestion des déchets, constituent un secteur en pleine révolution. Nous travaillons dorénavant sur la valorisation de tous les flux et tout le monde y réfléchit aussi ! Depuis quelques années, les enjeux environnementaux, et notamment celui de l’économie circulaire, attirent beaucoup d’entrepreneurs, qui sont soit des entrepreneurs sociaux, soit environnementaux.

Lorsque nous répondons à des appels d’offres, nous nous dirigeons de plus en plus vers la création d’écosystèmes avec ces acteurs, avec ces entrepreneurs qui portent des compétences ou des visions du métier totalement complémentaires aux nôtres. Par exemple nous travaillons dans le cadre de Future of Waste, une communauté que nous avons créée avec MakeSense qui permet d’identifier des initiatives citoyennes, ou issues de demandes réglementaires, sur des problématiques comme la lutte contre le gaspillage alimentaire. Un exemple concret : nous avons récemment répondu à la demande d’une grande entreprise de l’agroalimentaire, conjointement avec un entrepreneur social qui travaille sur les invendus alimentaires.

L’objectif pour SUEZ, c’est de pouvoir réellement construire cet écosystème, et d’être en complémentarité avec ces acteurs.


Y a-t-il des thématiques spécifiques sur lesquelles vous souhaitez porter ces collaborations ?
PG : L’économie circulaire est un enjeu prioritaire, mais pour le moment, nous ne souhaitons pas être réducteur en termes de thématiques abordées, car notre démarche part avant tout des territoires et de leurs enjeux. Ces enjeux sont multiples : climat, emploi, précarité, biodiversité… La question est : quelle priorité leur donne le territoire ?
Aujourd’hui, il y a toutefois des grands sujets de réflexion très prégnants : le climat et le gaspillage alimentaire, par exemple.


Cette démarche a-t-elle vocation à être généralisée au sein de SUEZ ?
P.G. : Nous avons commencé en France, car il y a en France une demande et une prise en compte de ces sujets très forte par le pouvoir politique. Le cadre réglementaire, notamment relatif aux enjeux de l’économie circulaire, suscite une forte mobilisation autour de ces problématiques. Mais il s’agit bien sûr de sujets aujourd’hui mondiaux, même s’ils s’expriment différemment selon les contextes politiques et réglementaires locaux.
Notre objectif est que ce SUEZ Collaborative Tour se développe dans tous les pays au sein duquel le Groupe est présent, car l’innovation environnementale et sociale est nécessaire partout !


Découvrez en images les premières éditions du SUEZ Collaborative Tour.





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