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Préserver les océans : l’heure est à l’action

17.02.2015

Avec 97% de l’eau disponible sur la planète, les océans représentent un écosystème essentiel qui génère 50 % de l’oxygène disponible, permet la régulation du climat, le stockage du CO2, et qui offre à l’humanité une source essentielle de vie. 40% de la population mondiale réside à moins de 100 kilomètres des côtes et est directement dépendante des océans pour son alimentation, ses emplois, son développement.

En Europe, les régions localisées à proximité des côtes sont à l’origine de 40 % des richesses générées au sein de la communauté européenne, grâce aux revenus de la pêche, du tourisme, des transports, des industries, des énergies renouvelables et du commerce.

Pourtant la pollution, la surpêche ou encore le réchauffement climatique mettent en péril cette ressource indispensable. 75% de la pollution des océans provient de la terre, dont l’illustration la plus tristement emblématique est la constitution d’un “septième continent“ au milieu du Pacifique par une agrégation d’ordures et de matières plastiques. Si les acteurs politiques, économiques et la société civile n’accomplissent pas rapidement une révolution dans leur rapport à cette ressource, c’est notre société même qui s’en trouverait menacée.

La prise de conscience est en cours, et les initiatives voient le jour. Notons à ce titre que la France, deuxième espace maritime mondial, s’est assigné l’objectif de sanctuariser 10% de cette surface au sein d’aires marines protégées.

Photo credit: ©SUEZ ENVIRONNEMENT / Krista BOGGS

Les progrès en termes d’infrastructures représentent quant à eux un levier stratégique pour assurer la préservation des océans. Les stations d’épuration permettent de limiter les pollutions physiques, chimiques et biologiques les plus importantes. Pourtant demeure la question des microfibres textiles et plastiques qui échappent aujourd’hui aux systèmes de filtration des stations traditionnelles. En France, le projet Ecoseastem mené conjointement par la Métropole Nice Côte d’Azur, l’association expédition MED, le laboratoire Océanographique de Villefranche et SUEZ ENVIRONNEMENT vise à cerner ce risque en caractérisant la pollution générée par les microfibres plastiques et en évaluant ses impacts sur le milieu naturel. Les meilleures technologies disponibles sont étudiées, comme celle par microfiltration dynamique.

Autre initiative ambitieuse, celle de l’association Plant A Fish fondée par Fabien Cousteau, qui s’est fixée l’objectif de réinsérer un milliard de poissons dans les océans. Un projet qui s’inscrit dans une action globale œuvrant pour la réintroduction des tortues dans le Pacifique Est, la restauration des mangroves, la réintroduction de l’huître dans la Bassin d’Hudson ou encore la replantation des coraux dans les Maldives.

Alors que 80% des poissons des zones de pèche souffrent de surpêche, avec pour risque de vider les océans dès le milieu du siècle en cours, Fabien Cousteau viendra partager son engagement lors du Ressource Revolution Tour le 12 mars 2015 à Paris ; à suivre en direct sur ce site.