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Une journée pour rappeler l’importance des zones humides

02.02.2016

Chaque année, la Journée mondiale des zones humides est célébrée pour commémorer la signature de la Convention sur les zones humides, le 2 février 1971, dans la ville iranienne de Ramsar, au bord de la mer Caspienne. Cette journée est l’occasion de sensibiliser le plus grand nombre à l’importance de préserver ces zones représentant des écosystèmes essentiels pour répondre à de multiples défis environnementaux.


Zone Libellule, Saint-Just – Crédit: SUEZ / © BUSINESS ROLL AGENCY


Les zones humides : des vertus multiples

La convention de Ramsar – traité international adopté en 1971 et entré en vigueur en 1975 – a adopté la définition suivante : « les zones humides sont des étendues de marais, de fagnes, de tourbières ou d’eaux naturelles ou artificielles, permanentes ou temporaires, où l’eau est stagnante ou courante, douce, saumâtre ou salée, y compris des étendues d’eau marine dont la profondeur à marée basse n’excède pas six mètres». En France, le code de l’environnement définit les zones humides comme des « terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire ; la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l’année» (art. L.211-1). Si les définitions sont nombreuses, elles sont unanimes quant au rôle primordial de ces zones. Les zones humides constituent non seulement d’importants réservoirs de biodiversité, mais elles possèdent également des capacités d’épuration, en filtrant les polluants. Elles contribuent au renouvellement des nappes phréatiques et stockent naturellement le carbone, limitant l’impact des activités humaines émettrices de CO2. Enfin, elles réduisent l’érosion, en particulier sur le littoral, et protègent des crues comme des sécheresses par leur capacité à accumuler l’eau et à la restituer en période sèche.


Une indispensable sensibilisation à leur préservation

Urbanisation, assèchement pour le développement de terres agricoles, apparition d’espèces exotiques envahissantes, prélèvements d’eau trop importants… les menaces qui pèsent sur les zones humides sont nombreuses. Le thème de la journée mondiale qui leur est dédiée est cette année : « Des zones humides pour notre avenir ». Une manière de souligner leur rôle fondamental face au changement climatique et pour la réalisation des nouveaux Objectifs de développement durable (2015-2030) adoptés par les Pays-Membres de l’ONU en septembre dernier. Dans cette optique, le colloque – «Réparer la nature ? L’exemple des milieux humides» – se tiendra les 3 et 4 février prochains à l’Océanopolis de Brest, en France, avec pour objectif de porter à l’échelle nationale les débats sur ces thématiques et de partager les connaissances et les savoir-faire.


Le rôle des zones humides en images


Crédit: Ramsar


Des zones naturelles…. ou artificielles

Les nombreuses vertus des zones humides peuvent amener les territoires à en créer de manière artificielle pour restaurer un écosystème, favoriser le développement de la biodiversité, renforcer l’épuration de l’eau… Ainsi la Zone Libellule, conçue par SUEZ en Languedoc-Roussillon (France), a été développée en aval d’une station d’épuration comme traitement complémentaire des eaux usées avant leur rejet dans la nature, grâce aux capacités épuratoires des plantes qui la composent.


Zone Libellule, Saint-Just – Crédit: SUEZ





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